Marcel est né le 23 décembre 1853 à Lille, et effectue son service comme « engagé conditionnel d’un an » au 89° RI en 1873 :
89ème RI engagé conditionnel d’un an soldat le 1 novembre 1873
Caporal le 1 novembre 1874
127ème RI sous lieutenant le 24 juillet 1879
16ème Bataillon de Chasseurs à Pied sous lieutenant le12 août 1879
3ème RIT sous lieutenant le 20 février 1883
1er RIT Lieutenant le 28 février 1883
Capitaine le 24 août 1885
Capitaine Adj Major le 22 mars 1889
243ème régiment de réserve le 13 juillet 1891
1er RIT le 19 janvier 1895
3ème RIT Chef de Bataillon le 13 mars 1895
SES NOTATIONS
1883 : engagé conditionnel d’un an sorti caporal, intelligent, animé d’un bon esprit militaire, plein de zèle et de bonne volonté, connaît très convenablement ses devoirs et règlements, bonne constitution, apte à faire campagne.
Lille, janvier 1883
Le lt Colonel Dureille ?
1885 : excellent officier, connaît bien ses devoirs, bon esprit militaire, très zélé, caractère très énergique, bon commandement, tenue correcte, apte à faire campagne, proposé pour le grade de Capitaine.
Lille, le 1er juin 1885
Promu Capitaine le 24 août 1885.
1886 : bon capitaine, a bien commandé sa compagnie sous tous les rapports, caractère énergique et conciliant, tenue correcte. Apte à faire campagne.
Lille le 23 juin 1886
1888 : Bon officier, instruit, intelligent, commandant fort bien sa compagnie à tous les point de vue, connaît ses règlements, les applique convenablement, beaucoup de zèle, monte bien à cheval, apte à faire campagne.
Lille, le 29 juin 1888
1889 : Excellent officier Major. Mêmes notes que ci-dessus. A fait une période du 27 avril au 11 mai 1889 à Lille.
1891 : A commandé la 1ère Compagnie du 2ème Bataillon du 243ème du 15 au 28 août 1891.
Officier intelligent, instruit et capable. Naturellement équilibré, caractère calme et énergique. Jugement droit. A dirigé l’instruction et l’administration de sa compagnie d’une manière irréprochable. A de réelles aptitudes militaires. Commande avec autorité, avec intelligence et avec tact. Très apte à faire campagne. Monte bien à cheval. Tenue, principes et conduite excellents.
Proposé pour Chef de Bataillon.
1893 : Convoqué au 243ème du 5 au 30 septembre 1893.
Commandant de compagnie remarquable. Très intelligent, ayant le feu sacré et le goût inné du métier militaire, M le capitaine Laurenge a organisé, administré, discipliné et instruit sa compagnie comme un excellent capitaine de l’armée active. Commandant avec tact et avec vigueur. Proposé pour le grade de Chef de Bataillon depuis 1891 et pour Chevalier de la légion d’honneur (1ère fois).
Lille, le 1er octobre 1893
1895 : passé au 1er RIT
Lille le 21 janvier 1895
1895 :Nommé Chef de Bataillon au 3ème RIT par décret et décision ministérielle du 13 mars 1895
Lille le 2 avril 1895.
1896 : Période d’exercices du 28 septembre au 11 octobre 1896.
Excellent officier sous tous les rapports. Commandant son bataillon avec beaucoup de zèle et d’énergie, pour rendre de très bon services. Avenir limité au grade de chef de bataillon.
1898 : a accompli une période d’instruction du 2 au 16 octobre 1898. Sert très bien, intelligent, ferme, connaît bien les règlements, commande bien son bataillon, rendrait de grands services en campagne.
1900 : a accompli une période d’exercices du 30 septembre au 14 octobre 1900. A fait preuve d’aptitudes dans le commandement de son bataillon, connaît bien les règlements, les applique judicieusement. Apte à rendre de bons services en cas de mobilisation.
1903 : a accompli au Quesnoy ? au 3ème RIT une période d’instruction du 21 octobre au novembre 1903.
1905 : a accompli une période d’instruction du 24 septembre au 8 octobre inclus. Excellent chef de bataillon, intelligent, éducation parfaite, dévoué et très apte au commandement. Officier supérieur particulièrement méritant. Proposé pour chevalier de la légion d’honneur. Note 18.
1907 : a accompli une période d’instruction du 26 mai au 9 juin inclus. Confirmation entière des excellentes notes méritées à la précédente période. Résumé Note 18.
1909 : a accompli une période d’instruction du 30 juin au 10 juillet. S ‘est montré toujours très apte, zélé et rigoureux. Officier supérieur possédant de réelles qualités militaires.
1911 : a fait une période d’instruction du 13 juin au 23 juin
Officier supérieur toujours zélé, rigoureux et actif, le commandant Laurenge a donné une fois de plus les preuves de sa réelle aptitude au commandement.
Le 22 juin 1911 Le lt Colonel du 3 RIT
1913 : a accompli une période d’instruction du 11 au 24 août.
Excellent officier supérieur, très entraîné, très actif, montant vigoureusement à cheval. A dirigé l’instruction de son bataillon avec une grande sûreté de vues, en a exercé le commandement avec autorité et bienveillance, a obtenu les meilleurs résultats
Le Lt Colonel du 1RI
Il obtient également la Légion d’honneur le 29 aout 1907, mais son dossier disparaît, détruit durant la 2ème GM.
Parallèlement, il est entrepreneur en batiment, juge au Tribunal de Commerce, vice-président du Syndicat des Entrepreneurs, et adjoint aux Travaux du maire de Lille :
Le 3ème RIT n’ayant pas de Lt-Colonel à la mobilisation, il mobilise et commande le régiment jusqu’au 6 aout 14 (il a 61 ans) :
Fait prisonnier à Maubeuge le 7 septembre, il est cité à l’ordre de la Place de Maubeuge :
1914 : Le commandant Laurenge a continué à mériter pendant le siège de Maubeuge des notes aussi élogieuses que celles précédemment obtenues. Il a montré de la bravoure, de l’intelligence des choses militaires et un dévouement à toutes épreuves.
Le 3ème RIT n’ayant pas de Lt Colonel au moment de la mobilisation, il l’a très bien mobilisé et commandé jusqu’à mon arrivée à Maubeuge le 8 août.
Lt Colonel Yvères, le 10 sep 1917 Rochang.
Citation à l’ordre de la Place de Maubeuge : Le Général Gouverneur cite à l’ordre de la Place le Chef de Bataillon LAURENGE, du 3ème RIT
« Officier de complément de grande valeur morale et professionnelle. A dirigé avec habilité et rendu fructueuses les reconnaissances prescrites aux unités de son Bataillon. Le 7 septembre 1914 a montré la plus grande énergie en ramenant à leurs postes de combat, soit par sa seule autorité morale, soit sous la menace de son révolver des troupes qui se retiraient sous la violence d’un bombardement qui les prenait de revers. »
Le Général Gouverneur Signé : Fournier.
Il arrive au camp de Torgau le 14 septembre 1914, y est interné jusque janvier 1915, puis Gütersloh jusque mai 1916.
Il est transféré en Suisse le 4 mai 1916 à l'Hopital de Glion, puis de Lausanne, pour amaigrissement, dépression, neurasthénie et artériosclérose généralisée.
Il est rapatrié le 31 janvier 1918, affecté à la commission bis de l'habillement comme Président le 21 juin 1918.
Il est ensuite affecté le 21 juillet 1918 à la Chefferie de Génie de Bayonne, Chef des chantiers du camp Sénégalais de Sendets (près de Pau)
Rayé des Cadres le 4 avril 1919.
Après-guerre il se retire à HABAS (entre Bayonne et Pau) où il avait fait construire une grande demeure, "Housprats", et où il meurt à 86 ans durant la grande invasion,le 15 juin 1940, 11 ans après sa femme, et sans avoir eu d’enfant :



















